
Nous sommes tous en train de travailler - dur, comme d'habitude - lorsqu'une terrible explosion retentit.
On se réunit tous dans la pièce principale, quelqu'un sort sur le perron: un nuage de fumée s'élève en direction du "Palace", l'hôtel plus important de la ville. Aram prie tout le monde de rentrer, on ferme les rideaux.
Les téléphones n'arrêtent pas de sonner, on se dit qu'il s'agit d'un accident, on plaisante, mais en fait c'est un attentat suicide.
Cela faisait 5 ans qu'il n'y avait pas eu d'attentat à Sulaymaniya: sur les chaines et par la radio on demande à tous les médecins de rejoindre l'hôpital de la ville, car il y a deux mort et 20 blessés...25 blessés...
À l'heure qu'il est, environ 20 heures, on parle de 40 blessés, mais rien n'est sûr..
Une pensée par ceux-là qui passaient à côté du Palace et qui ce soir ne rentreront pas chez eux.

Baudouin continue à travailler sur son ordinateur, on recommence à parler des films... La télé repasse en boucle les images des morceaux de voitures éparpillés sur la route.
On se réunit tous dans la pièce principale, quelqu'un sort sur le perron: un nuage de fumée s'élève en direction du "Palace", l'hôtel plus important de la ville. Aram prie tout le monde de rentrer, on ferme les rideaux.
Les téléphones n'arrêtent pas de sonner, on se dit qu'il s'agit d'un accident, on plaisante, mais en fait c'est un attentat suicide.
Cela faisait 5 ans qu'il n'y avait pas eu d'attentat à Sulaymaniya: sur les chaines et par la radio on demande à tous les médecins de rejoindre l'hôpital de la ville, car il y a deux mort et 20 blessés...25 blessés...
À l'heure qu'il est, environ 20 heures, on parle de 40 blessés, mais rien n'est sûr..
Une pensée par ceux-là qui passaient à côté du Palace et qui ce soir ne rentreront pas chez eux.

Baudouin continue à travailler sur son ordinateur, on recommence à parler des films... La télé repasse en boucle les images des morceaux de voitures éparpillés sur la route.
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publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

Accueil du groupe de formateurs à la "Télé de l'éducation": on fête les femmes aujourd'hui pour nous filmer et nous faire un entretien ?
Entre-temps, TVE enregistre une émission avec le chef de la police qui explique aux conducteurs kurdes - assez redoutables à vrai dire, mais nettement moins qu'il y a dix ou quinze ans - à respecter les feux et la signalisation.
La journée est plutôt longue et les visionnages continuent: il s'agit maintenant de traduire les textes, et de donner des conseils de construction ainsi que des conseils techniques (atelier de montage de Serge tous les matins).
Tout le monde travaille avec acharnement mais la palme va sans doute à Mariwan qui, à huit heures du soir, alors que toutes les équipes sont parties, est encore devant son ordinateur. Aux dernières nouvelles, Ahmed - le monteur de l'équipe Union des femmes - arrive à 21h pour monter cette nuit!
Jacques Édouard étudie l'affiche: il est presque sûr que le symbole de cet atelier sur "Droits des femmes, droits des hommes et des enfants" ce sera notre jeune héroïne Rojgar.
Nos traducteurs sont au travail constamment: on leur en demande beaucoup mais ils suivent. Rojgar, Xhina, Sarbast et Bakhtiar se relayent pour visionner avec nous, traduire et nous servir d'interprètes dans la ville.
A suivre ...
Entre-temps, TVE enregistre une émission avec le chef de la police qui explique aux conducteurs kurdes - assez redoutables à vrai dire, mais nettement moins qu'il y a dix ou quinze ans - à respecter les feux et la signalisation.
La journée est plutôt longue et les visionnages continuent: il s'agit maintenant de traduire les textes, et de donner des conseils de construction ainsi que des conseils techniques (atelier de montage de Serge tous les matins).
Tout le monde travaille avec acharnement mais la palme va sans doute à Mariwan qui, à huit heures du soir, alors que toutes les équipes sont parties, est encore devant son ordinateur. Aux dernières nouvelles, Ahmed - le monteur de l'équipe Union des femmes - arrive à 21h pour monter cette nuit!
Jacques Édouard étudie l'affiche: il est presque sûr que le symbole de cet atelier sur "Droits des femmes, droits des hommes et des enfants" ce sera notre jeune héroïne Rojgar.
Nos traducteurs sont au travail constamment: on leur en demande beaucoup mais ils suivent. Rojgar, Xhina, Sarbast et Bakhtiar se relayent pour visionner avec nous, traduire et nous servir d'interprètes dans la ville.
A suivre ...

publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

Hier une jeune fille de 10 ans a été retrouvé morte, tuée, semble-t-il, par ses ravisseurs qui avaient demandé 100.000 dollars à sa famille. C'est la première fois que cela arrive au Kurdistan d'Irak (se sont-ils inspirés de ce qui se passe à Bagdad ?).
Notre équipe de l'Union de Femme a été appelée par la Police pour tourner sur les lieux du crime. La fillette gisait dans les ordures, comme endormie, avec ses socquettes blanches.
Aujourd'hui, Shoxan et Awrin ont dû se rendre à un autre endroit pour découvrir le cadavre d'une femme, brûlée et méconnaissable.
Ainsi se multiplient, encore aujourd'hui, les histoires de femmes victime de la violence, essentiellement pour des raisons familiales: la loi de la tribu, opposée à la loi de l'État, est encore la plus forte.
C'est pour cette raison, et à la mémoire de toutes ces femmes inconnues, que nous avons choisi de mettre en ligne aujourd'hui uniquement la photo de Rojgard, héroïne malgré elle de l'un de nos films.
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publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

Les tournages sont presque tous terminés. Début des montages avec debriefing technique. Serge a commencé avec les monteurs, Baudouin donne au cameramen et à la camerawoman (elles ne sont que 5 sur tout le territoire du Kurdistan d'IRAK!!! ) des conseils pratiques pour optimiser leurs matériels. Fulvia et les réalisateurs se lancent dans une discussion animée sur les différences entre reportage et
documentaire, et sur l'importance de l'écriture.
Les traducteurs ne savent plus où donner de la tête, le générateur tourne à fond, Aram prépare le projet du prochain stage et pendant ce temps transitent dans les pièces thé, cafés et gâteaux en tous genres.
Une véritable ruche...

Ce sera bientôt à Jacques Édouard - Jake - de faire son stage sur le son en examinant les rushes et, bien entendu, tout ceci est tourné par notre espion en chef, Fabrice.
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documentaire, et sur l'importance de l'écriture.
Les traducteurs ne savent plus où donner de la tête, le générateur tourne à fond, Aram prépare le projet du prochain stage et pendant ce temps transitent dans les pièces thé, cafés et gâteaux en tous genres.
Une véritable ruche...

Ce sera bientôt à Jacques Édouard - Jake - de faire son stage sur le son en examinant les rushes et, bien entendu, tout ceci est tourné par notre espion en chef, Fabrice.
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publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

L'équipe de Khak (Salar, Star, et Amanj) commence le montage de "Rojgard": c'est l'histoire d'une famille déchirée par la maladie mentale du père. Rojgard est à la fois le nom de la fillette que les deux se disputent et ça signifie quelque chose comme "C'est la vie".
Le film part de la curiosité du réalisateur Salar: il y a 4 ans, il a remarqué dans la rue un père qui faisait la manche avec une fillette et il a eu l'impression qu'il ne s'agissait pas de mendiants. De fil en aiguille on va découvrir qu'il n'y a pas dans la société kurde une prise en charge de la maladie mentale et que, en fin de compte, la famille est obligé de se séparer.
L'homme perd tout et la fillette perd son père.
En même temps, Ismail et son équipe de Kurdsat (Kurdo et Ranj), terminent " La prison rouge".
Aujourd'hui aussi grande mise au point côté montage, avec Serge en Guest Star: il est question d'asseoir l'idée que, avant le montage, chaque équipe devra préparer un plan de montage, et donner quelques clés techniques.

Le film part de la curiosité du réalisateur Salar: il y a 4 ans, il a remarqué dans la rue un père qui faisait la manche avec une fillette et il a eu l'impression qu'il ne s'agissait pas de mendiants. De fil en aiguille on va découvrir qu'il n'y a pas dans la société kurde une prise en charge de la maladie mentale et que, en fin de compte, la famille est obligé de se séparer.
L'homme perd tout et la fillette perd son père.
En même temps, Ismail et son équipe de Kurdsat (Kurdo et Ranj), terminent " La prison rouge".
Aujourd'hui aussi grande mise au point côté montage, avec Serge en Guest Star: il est question d'asseoir l'idée que, avant le montage, chaque équipe devra préparer un plan de montage, et donner quelques clés techniques.

publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

