Présentation

"DOKU" (DOcumentaire au KUrdistan d'irak.) est un atelier de cinéma documentaire qui réunit des jeunes cinéastes irakiens de toutes origines, sexe et religion; l'atelier est organisé à Sulaimaniya.

L'objectif est de faire découvrir le cinéma du réel comme outil de dialogue, de montrer son rôle dans la constitution de la mémoire d'un pays, et de produire une collection de films dans le cadre d'un atelier de réalisation.

Cet atelier est le fruit de la collaboration de l'ONG audiovisuelle ALTERDOC et l'Institut Kurdo-Français de Sulaimaniya, avec le soutien de l'Université de Provence, de Télé Campus Provence, de NisiMasa réseau de jeunes cinéastes européens, de Guerilla Sound, et de Bridge
Initiative.



"DOKU" 
is a documentary film workshop which brings together young Iraqi filmmakers of all gender, national, religious backgrounds.The workshop takes place in Sulaimaniya.

The aim is to discover the cinema of reality as tool of dialogue, to show its role in the constitution of the memory of a country, and produce a collection of films through a workshop production.

This workshop is a collaborative effort of the audiovisual NGO ALTERDOC and the French-Kurdish Institute of Sulaimaniya, with the support of the University of Provence,
Tele Campus Provence, NisiMasa network of young European filmmakers, Guerilla Sound, and Bridge Initiative.


L'Atelier



"Le premier atelier de cinéma documentaire" s'est déroulé à Sulaimaniya du 26 février au 17 mars 2008. Il s'est achevé avec la projection publique de 6 films réalisés lors de l'atelier et sous-titrés en français, sur le thème "Droits de l'homme, droits de la femme, droits de l'enfant". Ceci à quelques jours de l'ouverture d'un bureau de l'Ambassade de France au Kurdistan Irakien, en présence de Bernard Kouchner.
Une prochaine édition est dors est déjà prévue pour octobre 2008, sur le thème "Avoir 20 ans en Irak" .
Alterdoc et l'Institut Kurdo-Français ont décidé de créer un festival international de cinéma documentaire.



18 stagiaires issus de différentes chaînes de télévision et d'associations ont participé à l'atelier, qui a été encadré par Baudouin Koenig (réalisateur, directeur de la photo), Fulvia Alberti (réalisatrice), Serge Turquier (chef-monteur) et Jacques-Édouard Largy (ingénieur du son).

En outre cet atelier a accueilli un stagiaire, étudiant en Master 2 "les métiers du cinéma documentaire" Université de Provence Aix-Marseille, Fabrice Coppin, chargé de réaliser un making of sur l'ensemble de l'opération.

Sur place, l'Institut Kurdo-Français a assuré la logistique, les traducteurs (kurde/français), ainsi que la médiatisation de l'événement.



Six documentaires courts ont été réalisés autour du thème : "Droits des femmes, droit des hommes et des enfants" par les 6 équipes participant au stage :
  • "Hapsa"  Une femme mutilée par des membres de sa famille pour un crime d'amour platonique, décide de rompre la loi du silence qui entoure les crimes d'honneur.
  • "DaBa, la ville des Bidons" La vie quotidienne des laissés pour compte à Sulaimaniya. Dans un pays qui est un des principaux producteurs de pétrole, certains survivent du recyclage des bidons utilisés pour vendre l'essence à la sauvette.
  • "Rojgar", est l'histoire d'une fillette déchirée entre la famille de sa mère – une femme qui n'a pas de travail – et son père, qui n'arrive pas à trouver du travail car il est totalement inadapté à la société actuelle.
  • "La prison rouge" est l'endroit dans lequel les opposants au régime de Saddam Hussein étaient enfermés et torturés. Un homme revient sur les lieux pour nous livrer son témoignage intime : à cause de la torture il est devenu stérile.
  • "Courir derrière la vie" est l'histoire d'un gamin des rues qui cire les chaussures au bazar, pour subvenir au besoins de sa famille. C'est aussi une fresque de la vie de tous ceux qui, comme lui, sillonnent la ville de "soupe populaire" en ONG.
  • "Le village Shonet" relate la vie d'un village à la frontièreiranienne - qui vit du trafic avec l'Iran – à la veille d'un mariage.

Les sujets choisis ont démontré le besoin des participants de parler en toute liberté de problèmes sociaux et économiques, en dehors de schémas habituels des médias pour lesquels ils travaillent. Une fois de plus le documentaire apparaît comme un outil de démocratie, y compris pour dénoncer ce qui n'est pas démocratique dans la société.


THE WORKSHOP

"The first workshop documentary film" took place in Sulaimaniya from February 26 to March 17, 2008. It ended with the public screening of 6 films written, filmed, edited and subtitled in French, on the theme "Human rights,rights of of women, rights of the child ". The next editionis already scheduled for October 2008 on the theme "Having 20 years in Iraq."
Alterdoc and Kurdo-French Institute have also decided to create an international Festival of documentary cinema.
18 trainees from different television channels and associations attended the workshop, tutored by
by Baudouin Koenig (filmmaker, cinematographer), Fulvia Alberti (filmmaker), Serge Turquier (tape editor) and Jacques-Edouard Largy (sound engineer).

In addition to this workshop hosted a trainee, Fabrice Coppin, master class student of  University of
Provence Aix-Marseille,, carrying out a making of the entire operation.

On the spot, French-Kurdish Institute of Sulaimaniya provided logistics, translators (Kurdish / french) production facilities and the media coverage of the event.

Six short documentaries have produced around the theme: "Human rights, right of women, rights of children" :


     * "Hapsa" A woman mutilated by members of his family for a crime of platonic love, decides to break the law of silence that surrounds crimes of honor.

     * "DaBa, the city of cans' daily life unreached account Sulaimaniya. In a country that is one of the major oil producers, some survive recycling cans used to sell gasoline at the haste.

     * "Rojgar" is the story of a young girl torn between the family of his mother - a woman who did not
work - and his father, who can not find work because he is totally inadapted to the iraqi society today.

     * "The prison red" is the place where opponents of the regime of Saddam Hussein were trapped and tortured. A man returns to the scene to deliver us his testimony intimate: because of the torture he will never be able to be a father.

     * "Running behind life" is the story of a kid streets wax shoes at the bazaar, to support the needs of his family. It is also a fresco of life all those who, like him, criss-cross the city from "soup of poors" to NGOs.

     * "The village Shonet" recounts the life of a village near iranian border - who lives in traffic with Iran - the eve of a marriage.


The topics chosen have demonstrated the need for participants to adress the social problems of the iraqi society in complete freedom  , outside the usual patterns of the media for whom they work. Once again the documentary appears as a tool of democracy.


Lundi 17 Mars 2008






Le dernier film est terminé à 19H, une heure avant la projection publique.

Le cinéma documentaire fait salle pleine. Certains resteront debout pendant toute la durée de la projection. C'est un jour spécial aujourd'hui au Kurdistan d'irak. Il y a 20 ans, l'armée de Saddam Hussein a bombardé à l'arme chimique, la ville de Halabja, sans que les gouvernements occidentaux n'émettent une protestation.

 

Le discours d'Aram:

"Au nom d'Alterdoc, de l'Institut Kurdo-Français et Khak, je remercie les participants de cet atelier qui ont travaillé 20 jours et quelques nuits pour vous présenter ces films.

Cet atelier est un rêve qui se réalise, un rêve qui nous permet de rêver plus fort: des ateliers à Erbil et Dohuk, des ateliers ouverts à tous les Irakiens et surtout nous allons créer un festival de cinéma documentaire à Sulaymaniya".

(...)

Les films que nous allons vous montrer ce soir démontrent que le cinéma documentaire est un outil pour promouvoir la démocratie et les droits de l'homme.
Fulvia a dû partir pour aller tourner à Sarajevo, mais elle est avec nous, car sans elle l'atelier n'aurait pas eu le même visage.



Lecture de la lettre de Fulvia par Sarbast

"Chers amis, chères équipes, chers traducteurs et tous ceux qui ont participé à cette première aventure, organisée par l'Institut Kurdo-français et Alterdoc, je ne puis être avec vous physiquement ce soir, mais j'y suis avec toute mon attention et mon coeur à 100%, comme lorsque j'étais à Souleymaniya.

Travailler avec vous a été d'abord un plaisir : je vous remercie pour l'attention que vous nous avez témoignée tout au long de ce stage.

On a tous travaillé dur, il faut bien le dire ! mais c'est avant tout la qualité de vos projets qui nous a motivés et c'est pour cela qu'on vous a poussé à faire plus et mieux.

Aujourd'hui, je pense que nous pouvons tous dire, avec un peu d'étonnement : Que de chemin en si peu de temps !

Je salue votre constance, votre travail et votre talent et je vous souhaite d'aller toujours plus loin.

Mais je salue aussi votre courage : vous avez choisi des sujets difficiles, qui montrent votre profonde sensibilité pour ce qui se passe dans votre société.

Parmi tous ces films importants et ces histoires attachantes, permettez-moi de rendre hommage à une femme qui a enfreint la loi du silence, en acceptant de raconter devant la caméra, sa terrible expérience.

Ce qu'elle a enduré n'était pas le fait d'un dictateur aujourd'hui disparu ni d'une police : les tortionnaires étaient dans sa propre famille. C'est malheureusement une dictature qui existe toujours et qui touche trop de femmes, comme le savent si bien nos amies de l'Union des Femmes.

Cette femme, je veux parler d'Absa, a selon moi montré un courage qui est digne de n'importe quel peshmerga résistant dans la montagne et j'aimerais qu'elle le sache et en tire la fierté nécessaire pour devenir de plus en plus forte, de plus en plus autonome.

Encore merci à vous tous, avec tendresse et amour.

Fulvia Alberti

 

 

 


 Mariwan raconte ces 18 jours de folie

 

  Hero Talabani

 Saman a les petits yeux apres deux nuits blanches

 

 

 

 

 

 

 

 

 La prison rouge

réalisation  et image:     Ismaeel Omar Ali

son:   Ranj Abdulla

montage:   Kurdo Ahmad

KURDSAT TV

***

 

 

 

 

 

Rojgar

réalisation:   Salar Fatah 

image et son:     Amanj Muhamed

montage:   Star Rauf

KHAK TV

***

 

 

 

 

 

Courir après les rêves de l'enfance

réalisation:   Ata Usman

 

 image:     Barzan Ali

son:   Safin Xarajyani

montage:   Ranj Ishak Pary

KNN

***

 

 

 

 

 Hapsa

réalisation:   Shoxan Mahmud et Ahmed Mahmud

image et son:     Awrin Faraydun

montage:   Ahmed Mahmud

UNION DES FEMMES DU KURDISTAN

***

 

Daba

réalisation:   Marywan Rauf 

 

image et son:     Alan Jalal

montage:   Marywan Rauf 

EDUCATIONAL TV

***

 

 

Chéné

réalisation, image et montage:   Saman Jalal

 

 

traductions:

Sarbast Ahmed, Rzgar Mustafa, Baxtyar Kadr Mirza, Bahram Ahmed et Zhina Rahim

 

Tous les films seront prochainement en ligne

 A suivre...

publié par Baudouin Koenig / Fulvia Alberti dans: Atelier Kurdistan d'Irak - Alterdoc

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